Brigitte Baumié

Brigitte Baumié

Brigitte Baumié est poète et musicienne. Parce qu’elle entend mal, elle est à la frontière entre deux cultures et deux langues : gestuelles et vocales. Elle fouille, triture, malaxe la question de la traduction du vocal au gestuel, du gestuel au vocal et au-delà également puisqu’elle pense la traduction comme la base incontournable de notre rapport au monde.

Pour elle, interroger une frontière, c’est interroger toutes les frontières, les espaces, les genres, les langues, les catégories…

 Son dernier livre, Paysages intermittent, joue sur les rencontres que permet le délitement des strates du temps et de la mémoire.

Elle a impulsé avec l’association Arts Résonances, qu’elle a créée, un travail de recherche sur la traduction poétique de et vers les langues des signes et dirigé la première anthologie poétique bilingue LSF/ français Les mains fertiles, livre-DVD, aux éditions Bruno Doucey. Elle vient de coordonner le numéro spécial « Poésie Sourdes » de la revue GPS (éditions Plaine Page)

Elle anime des ateliers de création poétique bilingue et fait partie du collectif Ecrits/Studio.

 

Bibliographie :

GPS n°11 « Poésie Sourdes » – Editions Plaine Page 2020

Paysages intermittents (poésie)  – La boucherie Littéraire – décembre 2016

Les mains fertiles – 50 poètes en langue des signes anthologie de poésie en LSF – livre-DVD – Editions Bruno Doucey – septembre 2015

Pour le reflet d’un oiseau (poésie) Color Gang – mars 2015

Etats de la neige (poésie) – Color Gang – juin 2011

J’ai tué ça existe pas (poésie)  – Color Gang – juin 2010

La traversée des abandons (poésie) avec Pierre Duba – Six Pieds sous Terre – 2007

Publication de textes dans les numéros 44 (octobre 2009), 48 (novembre 2012) et 57 (octobre 2017) de la revue Bacchanales.

Paola Pigani

Paola Pigani est invitée pour la seconde fois aux Coïncidences poétiques.

Paola Pigani ©tanguyguezo

Née en France de parents Italiens, poète et romancière Paola Pigani  aime le compagnonnage d’autres écrivains dans les anthologies thématiques et les lectures publiques. Elle a exercé le métier nourricier d’éducatrice avant de  se consacrer exclusivement à l’écriture et aux rencontres littéraires (débats, ateliers d’écriture), en particulier en milieu scolaire et carcéral. La poésie et le roman  participent pour elle d’un même désir d’explorer  l’infini  des langues, du monde et de l’aventure humaine. Inspirée par le monde rural de ses origines, elle aime aussi écrire sur la ville, le déracinement, la photographie et la peinture.

Blog personnel: http://paolapigani.hautetfort.com/

 

La poésie c’est une lenteur à vivre et à mourir pour renaitre dans le voir même dans le noir, pour consentir au plus simple, à une douceur d’ignorance, pour attendre sans plus attendre.

Un poème est une liste d’attente.

Des pieds nus des tsiganes aux errances de tous ceux venus d’ailleurs, je suis des chemins d’orties entre l’habité et l’inhabitable, les marges et les lisières où nous sommes condamnés à explorer nos jachères, nos brouillons de vie.

 

Bibliographie

La renouée aux oiseaux, Éditions La Boucherie Littéraire, 2019

Le cœur des mortels, Éditions La Passe du Vent, 2019

Des orties et des hommes, Éditions Liana Levi, 2019. Prix de la Ville de Pont L’evêque.

Venus d’ailleurs,  (Finaliste du prix de La porte Dorée,  du prix Cezam,  du prix du second roman de Laval.)

Indovina,  Éditions La Passe du Vent, 2014. (Finaliste du prix Fabriquez  un poème  ALCA, Région Nouvelle Aquitaine)

(Se) correspondre : tandem Rhône-Alpes-Suisse romande, avec Bettina Stepczynski, Lettres Frontière. Editions Jean-Pierre Huguet, 2015

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, Liana Levi, 2013. Premier roman distingué par neuf  prix. Lauréate du 27 ème Festival du Premier Roman de Chambery et de Laval. Finaliste du Goncourt du premier roman.

Concertina, Le Rocher, 2006. Prix Prométhée de la nouvelle. Préface de Marie Rouanet.  Finaliste du prix de la nouvelle, festival de la nouvelle de saint Quentin.

Le Ciel à rebours, Jalons. Presses de la Cité, 1999.

Textes publiés dans les revues et ouvrages collectifs

Jalons, Euro poésie, ACD , Le Croquant, Fout’Art, Microbe, Bacchanales ISBN , Liseron, Cairns.

Une si longue étreinte avec le théâtre, avec le groupe Signes et Claude Chalaguier, 2010.

Des stèles aux étoiles Album d’artiste  avec Winfried Veit 2009. Impression l’Atelier et Ville de Pierre Bénite.

Anthologies:

Un printemps sans vie brûle. Pasolini, Éditions La passe du vent. 2014.

Hommes de l’avenir, souvenez-vous de nous! Pour saluer Apollinaire, Éditions La passe du vent.

L’ardeur, Éditions  Bruno Doucet, 2018.

La beauté, éphéméride poétique pour chanter la vie, Éditions  Bruno Doucet, 2019.

Fraternellement, Charles Juliet, Éditions Jacques André, 2019

Le courage, Éditions  Bruno Doucet. 2020

Paul Roddie

Poète bilingue, Paul Roddie est né à Glasgow en Ecosse en 1971. Après des études universitaires de langues vivantes appliquées et divers séjours à l’étranger, il retourne son kilt et décide de s’installer définitivement en France en 1995.

Il a publié deux recueils de poésie bilingues à ce jour :

Terrains vagues, terrains précis / No Holds Bard et Le ravisseur du monde / Taking the World by Storm.

Un recueil d’aphorismes, composé en français, sortira en 2021.

Il vit à Lyon où il enseigne en lycée.

Inédits pour Coïncidences poétiques :

I

 

 

Être de passage par excellence, le poète tourbillonne dans le flou artistique

du réel.

 

Happé par l’inachevé, ne sachant sur quel pied danser dans un monde en

mutation permanente, il vend son âme aux mots.

 

Du magma de signes sur le papier, véritable chaos fondateur, le poème

s’affranchit peu à peu pour devenir fulgurance et rhapsodie avant de

s’engloutir dans ses propres limbes en dévorant tout ce qui l’entoure à la

manière d’un trou noir.

 

L’énigme de sa genèse est double : la poésie, c’est une transfiguration

de l’invisible.

 

II

 

 

Il a beau essayer de tenir sa langue ; les mots lui sortent par tous les pores

de la peau.

 

Ses déplacements sur la croûte terrestre relèvent davantage d’une

calligraphie aux traits déliés que des spasmes de la motricité perceptibles

chez tout un chacun.

 

Dans les sillons à peine visibles de ses pas, des soupirs hiératiques s’élèvent

dans l’air transi : l’écho d’une liturgie sans nom.

 

Même son squelette aux strates calciques ne lui est d’aucun secours

dans sa dégringolade tout le long des cercles concentriques de son moi.

Béatrice de Jurquet

Née à Saint-Girons dans les Pyrénées ariégeoises. Vit depuis 1972 à Lyon où elle a été longtemps psychanalyste.

Membre du jury du Prix Kowalski, prix de poésie de la ville de Lyon.

Béatrice de Jurquet

 

Ça va mal tout va mal, éditions Commune Mesure, 1974.

Molly Furgo, éditions Commune Mesure, 1981.

Cour intérieure, éditions de l’Aube, 1991.

La Traversée des lignes, Circé, 1997.

Le Jardin des batailles, Circé, 1999, Prix Louise Labé 2000.

Si quelqu’un écoute, La Rumeur Libre, 2018, Prix Max Jacob, 2018, Prix Mallarmé, 2018.

 

Contributions

Nel pieno giorno dell’oscurita  (Anthologie de la poésie française contemporaine, 2000)

Publications dans diverses revues de poésie, dont Action Poétique, Odradek, Poésie-Rencontre, La Nouvelle Revue Française, Le Nouveau Recueil

Collaboration au n°16 de la bibliothèque oulipienne, La Cantatrice Sauve.

 

Traductions :

Deux rives, du poète de langue italienne Fabio Pusterla, traductions par Philippe Jaccottet et Béatrice de Jurquet. Préfacé par Béatrice de Jurquet. Edition bilingue.Cheyne, 2002.

Traductions de poèmes de Fabio Pusterla dans les revues Conférence et Le Nouveau Recueil.

*

Quand j’ai eu tous les âges

 

Quand j’ai eu tous les âges les choses

dans leur nuit se sont mises à dire

que l’eau douce je l’appellerais ma fille

sable bruissant je lui dirais mon fils

 

Aux animaux

qui nous regardent toujours dans les yeux

je parlerais comme à n’importe lequel d’entre nous

 

et les esprits qui dansent

ce sont les mots pour dire qu’on est heureux

 

Si quelqu’un écoute, La rumeur libre, 2018, p.63

 

Joël Vernet

Joël Vernet est né en Margeride dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère. Dès les années 75, entreprend plusieurs voyages qui le conduiront aux quatre coins du monde, en Afrique, notamment au Mali. Au fil de nombreux ouvrages publiés chez Lettres Vives, Fata morgana, Le Temps qu’il fait, L’Escampette,  La Rumeur libre,  il développe un style singulier, entre la poésie et le journal de voyage. Il célèbre dans ses livres le minuscule et l’immense, le proche et le lointain. Il a vécu deux ans à Alep (Syrie).  Vit depuis plus de vingt ans dans un tout petit village, non pour s’éloigner du monde, mais pour en être plus proche.

Derniers livres publiés : Carnets du lent chemin, copeaux (1978-2016), La rumeur libre, L’oubli est une tache dans le ciel, Fata morgana, Fatigue éblouissante, avec des peintures de Jean-Gilles  Badaire,  Ed. du Frau.

 

Biblio détaillée

Lettres Vives

Lettre de Gao, 1988, rééd.2005

Le silence n’est jamais un désert, 1995, rééd.2001

La vie nue, 1997

Les jours sont une ombre sur la terre, 1999

La journée vide, 2001

La nuit errante, 2003

La lumière effondrée, 2004

L’abandon lumineux, 2006

Celle qui n’a pas les mots, 2009

Vers la steppe, 2011

Les petites heures, 2014

La nuit n’éteint jamais nos songes, (à paraître)

Fata morgana

 Lettre à l’abandon dans un jardin, 1994

Totems de sable, 1995

La main de personne, 1997

Petit traité de la marche en saison des pluies, 1999 (Réédition 2012)

Sous un toit errant, 2000

Lettre d’Afrique à une jeune fille

Morte, 2002

Rumeur du silence, 2012

L’adieu est un signe, 2015

La vie buissonnière, 2017

L’oubli est une tache dans le ciel, 2020

La Rumeur libre

Nous partons tous, Epopée pour le théâtre, 2018

Carnets du lents chemins, 1978-2016, Ed.  2019

Marcher est ma plus belle façon de vivre,  (à paraître)

Mon père se promène dans les yeux de ma mère, ( à paraître)

L’Escampette

 Lâcher prise, 2004

Visage de l’absent, 2005

Lentement au désert, lentement, 2006

Le désert où la route prend fin, 2008

Le séjour invisible, 2009

L’ermite et le vagabond, 2010

Marcher est ma plus belle façon de vivre, 2014, Réédition (Épuisé)

Coeur sauvage, lettre à Marina Tsvetaeva, 2014

 Le Temps qu’il fait

La montagne dans le dos, impressions du pays dogon (avec des photographies de Michel Castermans), 2005

Journal fugitif au Moyen-Orient, Vers Alep (Avec des photographies de Françoise Nuñez et Bernard Plossu), 2012

Cadex

La peur et son éclat, 1995

La mort est en feu, 1995

L’enfance est mon pays natal, 2000

 La Part des Anges

Cri de pierre, poème,(peinture de Jean-Gilles Badaire) 2002

Ougarit, la terre, le ciel, (Sous la direction de J. Vernet et Marie-Ange Sébasti), 2004

Chemins, détours, fougères, Un tour du monde en Ardèche (Avec des photographies de Bernard Plossu, Daniel Zolinsky et des peintures de Jean-Gilles Badaire), 2007

Marcher est ma plus belle façon de vivre, Notes éparses,(peintures de Jean-Gilles Badaire), 2008 (Épuisé)

La Part commune

Une barque passe près de ton seuil, poèmes, Ed La Part Commune, 2008

Le regard du cœur ouvert, Des carnets (1978-2002), 2009

Pourquoi dors-tu, Jonas, parmi les jours violents? poème pour le théâtre, 2011

Autres Éditeurs

J’ai épuisé la ville, ( dessin de Jacques Truphémus),  Editions Brandes, 1985

Pays du Sahel (Collectif : sous la dir. De J. Vernet), Ed.Autrement, 1994

Le silence habité des voyages (avec une photographie de Pierre Verger), Ed. Novetlé, 1996

Quand la mer roule vers le soleil (Photographies de Julie Ganzin), Ed de l’eau, 1998

Lettre pour un très lent détour, voyages au Mali (Photographies de Bernard Plossu), Ed. Filigranes, 1999

Au bord du monde, Coll. Terre d’encre, Ed. du Laquet, 2001, repris par Tertium Editions

La petite fille de la palmeraie, in Un week-end chez l’autre, La Passe du vent, 2003

Gao sans retour, Librairie française de Venise, 2004

François Augiéras, l’aventurier radical, Jean-Michel Place, 2004

A qui appartient le soleil ? Les Petits classiques du Grand pirate, 2005

L’homme de la scierie sous la pluie, Ed Circa 1924, 2007, réédition 2008

Voir est vivre, (avec un frontispice de Jean-Gilles Badaire), Éd Les sept collines, chez Jean-Pierre Huguet, 2009

L’envoûtement des sapinières, in Le Pays-d’en-Haut, (Avec des photographies de Jean-luc Meyssonnier sur la Haute Ardèche), Éd. du Chassel, 2011

L’instant est un  si bref éclat, Éd. Circa 1924, 2012

Si un cobra vous regarde dans les yeux, Conte malien et autres diableries, (Illustrations de Léa Vernet), Éd. Tertium, 2013

Nous ne voulons pas attendre la mort dans nos maisons, Éd. Zoé, collection Mini Zoé, 2015

La vie tremblante, hommage à Christian Dotremont, Éditions Le Paresseux, 2015

Lettre au marcheur déraisonnable, Le Réalgar, 2016

Le silence du soleil, Le Réalgar, 2018

Terres nues, (Avec des photographies de Jean Hervoche), Éditions de juillet, 2018

Fatigue éblouissante, poème, (avec des encres de J. Gilles Badaire), Éditions du Frau, 2019