Vivre — Anna Gréki
Ce sera un jour pareil aux autres jours Un matin familier avec des joies connues Éprouvées parce qu’elles sont quotidiennes […]
Ce sera un jour pareil aux autres jours Un matin familier avec des joies connues Éprouvées parce qu’elles sont quotidiennes […]
« Tu dis joie en pensant catastrophe. Tu aperçois le ciel en flammes, les nuages calcinés, et des essaims d’oiseaux
Tout départ est aussi un retour Tu pars avec tes rêvesTu pars avec ta vie tes souvenirsComme un dromadaire au
Derrière la brume le soleils’efforce d’accompagner nos pas Jubilation d’enfant à faire crisserles feuilles au sol les yeux fixés sur
Tant de départs si peu d’avancées ou d’issues,rescapés d’un instant nous nous arrimonsà une montagne de petites éternités où coule
La villeen arrêt,comme chien de chasserenifle la proie cachée,tout se tait. Attente traversée de l’humeur vagabondedes oiseaux sémaphores Qui relie
D’un coup d’œildélivrer les regards emmurésdans le mortier des heures grises Libérer instantanémentdans la lumière des embrasuresles joyeux brouhahas, les
Table de travail près de la fenêtre et il neige Les oiseaux épient plus longtempsqu’ils ne picorent Et de nouveau
L’œil reposé Juste regarder, Jessamyn,Tu n’as fait que regarderjuste à niveau d’horizonet les bras m’en tombent. Regarder puis regarder.Statue pour
Je chante et je pleure, et je veux faire et défaire,J’ose et je crains, et je fuis et je suis,J’heurte