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Bernard Deglet

3 min de lecture

Poète invité le 17 novembre avec Katia Bouchoueva


Commis aux petites écritures, Vit légèrement, à l’ouest. En livres : Probable le mercredi, roman, Buchet-Chastel, 2006 Dabek se précipite, miniatures tchécoslovaques, Color Gang, 2011 Franchir les lignes, écrasements photographiques, No-nobstant, 2011 Je Charlie, donc je suis, rimes regrettables, Color Gang, 2015 Dans la boîte avec Léon, roman quantique, No-nobstant, 2018 Le dormeur Duval, poèmes inspirés, Color-Gang, 2019 Moi, Président, feuilleton à l’eau de rose, No-nobstant 2016, Gros Textes 2024 Mombril, autoportraits, Gros-Textes, à paraître en 2026 En revues : Bacchanales, Comme en poésie, Dissonances, La Revue des Ressources, Méninge, Microbe, Népenthès, Realpoétik, Teste, Textes et prétextes, Verso, etc. En public : Nombreuses lectures ici ou là, ailleurs aussi, parfois qualifiées de « lunaires », de préférence avec d’autres créateurs de textes contemporains. En liens : https://no-nobstant.blogspot.com/ https://sarieloubal.blogspot.com/ https://www.larevuedesressources.org/_bernard-deglet,275_.html https://video-deglet.blogspot.com/ En outre : Une petite dizaine de pièces sonores (textes&sons&performance scénique) de 2 à 6 minutes. Une dizaine de courtes vidéos rustiques associant à des textes des images discrépantes. Membre du Syndicat des poètes qui vont mourir un jour et de Ecrits-Studio. Textes : Je fais des prodiges pour ne pas percer de trous. Je n’ai pas envie de connaître l’Inde. J’ai toujours un Opinel sur moi. Je termine mon assiette. J’ai des idées saugrenues. Je fais mal mon lit. Je ne prends pas soin de ma peau. Je suis facile à vivre. Je ne sou-haite pas être incinéré. Mon langage corporel est très mal articulé. Je ne donne pas au Téléthon. Dans les vieux films je regarde les voitures. Quand je croise un gendarme, je ne suis pas en règle. Je suis d’accord, mais on peut en discuter. Mes animaux de compagnie sont un ourson en peluche et Sophie la girafe. Nu, je suis vraiment très nu. Je ne prends pas soin des livres. Je me suis toujours méfié de ma mère. Au hammam, j’ai l’impression de faire partie d’une installation d’art contemporain. Je suis sans défense contre les accroche-cœurs. Je suis mieux en vrai. Pour parler avec quelqu’un je préfère être de biais. Je me sens coupable de la Shoah. Je dors mal si mes pieds dépassent du drap. Je possède une petite falaise. J’aime être bordé serré. Je hais les picto-grammes. J’ai inventé le base-mushroom. Je vomis la violence policière. En levrette j’attrape des crampes et j’aime ça. Plus on me fréquente, plus on m’apprécie. Je remercie Edouard Levé. (Texte composé à partir de « Mom-bril », Éditions Gros Textes, 2026) Les sans nom sans bouées sans même savoir nager coulent sans remous Les sans abris sans le sou s’enivrent sans joie Les sans papiers au sang impur gâchent notre ciment Les cent familles s’emparent et les sangsues s’empiffrent Les sans loi contre les sans droits Les cent lois contre les sans droits Les cent façons de faire mal sans lever le petit doigt Laissant la police faire son travail Les cent jours sans lendemain Les cent jours sans voir le jour Les sanglots sans larmes Les sans ciel C’est l’autre
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