Quand grand-père au soir
attisait le feu de fanes
il faisait les étoiles
qui après étaient au-dessus de nos têtes
Nous les reconnaissions
Et la lune était une petite sœur des pauvres
qui allait mendier auprès du soleil
( parfois elle recevait quelque chose,
Parfois rien)
Je ne savais pas encore que la lune
est le visage anticipé
de la terre
Je n’étais pas encore Adam
et grand-père ressemblait à dieu
Autrefois quand je mangeais encore à la table du ciel
Reiner Kunze, Un jour sur cette terre, p.103, Cheyne, collection d’une voix l’autre, 2001, traduit de l’allemand par Mireille Gansel. (poème choisi par Chantal Ravel)